Gestion de stock

Tenir le stock de sa boutique sans se tromper : la méthode

La plupart des commerçants savent ce qu'ils ont vendu. Beaucoup moins savent ce qu'il leur reste, ce qui dort, et ce qui a disparu. Voici comment reprendre la main.

Publié le 26 août 2026 4 min de lecture Mis à jour le 26 août 2026

Il y a deux façons de perdre de l'argent avec son stock, et la seconde est bien plus coûteuse que la première.

La première est visible : un article vous est volé, ou casse.

La seconde ne se voit pas : vous avez 400 000 francs immobilisés dans des articles qui ne se vendent pas, pendant que vos meilleures références sont en rupture depuis dix jours.

Le point de départ : savoir ce que vous avez

Tant que le stock n'est écrit nulle part, aucune décision n'est possible. Vous commandez au feeling, vous découvrez les ruptures quand un client repart les mains vides, et vous ne voyez jamais ce qui dort.

Commencez par une photographie complète : chaque article, sa quantité, son prix d'achat, son prix de vente.

C'est le travail le plus fastidieux, et c'est le seul qui soit vraiment obligatoire. Une fois fait, il ne se refait plus : il se met à jour tout seul à chaque vente.

Les quatre chiffres qui comptent

Pour chaque article, vous devez pouvoir répondre à quatre questions :

  1. Combien il m'en reste — pour ne pas vendre ce que vous n'avez plus.
  2. Combien il m'a coûté — sans quoi vous ne connaissez pas votre bénéfice réel.
  3. Quand je l'ai vendu pour la dernière fois — pour repérer ce qui dort.
  4. À quelle vitesse il part — pour commander au bon moment.

La plupart des commerçants connaissent le premier. Le deuxième est souvent approximatif. Les deux derniers n'existent nulle part.

Le seuil d'alerte, la fonction la plus rentable

Fixez pour chaque article un niveau en dessous duquel vous voulez être prévenu.

Le calcul est simple : ce que vous vendez par semaine × le nombre de semaines que met votre fournisseur à livrer, plus une petite marge de sécurité.

Si vous vendez 10 chargeurs par semaine et que votre fournisseur livre en deux semaines, votre seuil est autour de 25. En dessous, vous commandez.

Sans cette alerte, vous découvrez la rupture au moment où un client la découvre aussi.

Les articles qui dorment

Regardez ce qui n'a pas bougé depuis trois mois. Chez presque tous les commerçants, cette liste réserve une surprise : plusieurs centaines de milliers de francs immobilisés dans des références achetées « parce que ça allait bien se vendre ».

Cet argent ne rapporte rien. Il occupe de la place, et il manque pour acheter ce qui tourne.

La décision est souvent difficile mais toujours la même : soldez. Mieux vaut récupérer 60 % de la valeur maintenant que 0 % dans deux ans.

Les articles à identifier un par un

Pour les téléphones, ordinateurs et appareils de valeur, ne comptez pas en quantité : suivez chaque unité par son IMEI ou son numéro de série.

Cela change tout :

  • vous savez exactement quel appareil a été vendu à quel client ;
  • la garantie est rattachée à l'appareil, pas à un modèle ;
  • en cas de retour ou de litige, vous retrouvez l'historique en quelques secondes ;
  • un appareil qui disparaît se voit immédiatement.

Les écarts d'inventaire

Quand le compté ne correspond pas au théorique, résistez à la première explication qui vient à l'esprit — le vol.

Dans la plupart des cas, l'écart vient :

  • d'une vente non enregistrée (un client pressé, un employé débordé) ;
  • d'une casse non déclarée ;
  • d'une erreur à la réception (on a noté 50, on en a reçu 48) ;
  • d'un article donné en geste commercial.

Notez chaque écart. Si le même article s'écarte plusieurs fois, alors seulement cherchez une cause plus sérieuse.

Ce que vous devez pouvoir faire en dix secondes

Un bon suivi de stock se juge à ceci : combien de temps vous faut-il pour répondre à ces questions ?

  • Est-ce que j'ai encore ce modèle en 128 Go ?
  • Combien j'en ai vendu ce mois-ci ?
  • Qu'est-ce qui est en rupture en ce moment ?
  • Quel est mon stock total, en valeur d'achat ?

Si la réponse demande d'aller compter dans l'arrière-boutique, le système ne fonctionne pas.

Pour commencer sans se décourager

Ne cherchez pas à tout saisir en une fois. Commencez par vos vingt articles les plus vendus : ils représentent souvent l'essentiel de votre chiffre d'affaires. Le reste viendra au fil des réassorts.

C'est ainsi que fonctionne StockFinity : vous ajoutez un produit quand vous le recevez, vous scannez son code-barres, et le stock se tient tout seul à chaque vente.

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Questions fréquentes

À quelle fréquence faut-il faire l'inventaire ?
Un inventaire complet une à deux fois par an suffit si vous tenez votre stock au quotidien. En revanche, comptez chaque semaine vos articles à forte valeur ou à fort passage : ce sont ceux sur lesquels les écarts coûtent le plus cher.
Comment savoir quels articles dorment ?
Regardez la date de dernière vente de chaque référence. Tout ce qui n'a pas bougé depuis trois mois immobilise de l'argent. Mieux vaut le solder que de le garder par principe.
Comment éviter les ruptures sur les articles qui marchent ?
Définissez un seuil d'alerte par article, basé sur votre rythme de vente et le délai de votre fournisseur. Dès que le stock passe sous ce seuil, vous êtes prévenu et vous commandez avant d'être à zéro.
Que faire quand le stock compté ne correspond pas au stock théorique ?
Un écart n'est pas forcément un vol : c'est souvent une vente non enregistrée, une casse non déclarée ou une erreur de saisie à la réception. Notez l'écart, ajustez, et surveillez si le même article s'écarte à nouveau.
L L'équipe StockFinity
Dakar, Sénégal

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